Workshop : Les Celti'Cîmes 2020



C'était la 11è édition de ce merveilleux festival de Musique Irlandaise dans les Alpes : les Celti'Cîmes ! Avec la crise sanitaire, la programmation fut chamboulée, mais est restée de qualité. Bien sûr des mesures de sécurité ont été prises : cours en extérieur quand c'était possible, un seul concert en extérieur aussi, distanciation sociale et port du masque comme l'exigeait l’État.


Cette année et ce, dans le cadre de leur tournée estivale, Rebecca & Julien s'y sont rendus pour prendre des cours de concertina et d'harmonie.


Rétrospective de ce très beau séjour racontée par Rebecca :



27 juillet 2020 :


Je ne vais pas faire la fière, le premier réveil fut difficile mais ô combien motivant. Comme chaque année, nous louons un gîte sur la petite place de l'Opinel et nous n'avons que quelques pas à faire pour nous rendre en classe. J'ai manqué la première journée de cours, mais j'ai deux jours encore à profiter de l'enseignement de la concertiniste américaine Louisa Bennion qui est invitée chaque année au plus beau festival de musique irlandaise de France (à mon goût). Nous avons élu domicile dans la cour d'un des gîtes d'une élève. Il fait un temps radieux et il est très agréable d'apprendre de nouveaux morceaux dans ce cadre.


Les cours se déroulent de 10h à 13h et nous avons donc quartier libre l'après-midi. Pour ma part, je rentre tranquillement tout en saluant toutes les personnes que je connais et en me rendant dans tous les coins où potentiellement je peux retrouver des connaissances. L'ambiance est étrange cette année. Il y a moins de monde qu'aux éditions précédentes, logique. L'hôtel la Rua est fermé et je n'ai pas encore vu les organisateurs. Mais les premières sessions se font moins timides dès l'après-midi. Je peux ainsi travailler depuis mon ordinateur tout en gardant la fenêtre ouverte et profiter des talentueux musiciens qui inondent la place de leurs airs entraînants. C'est ça que j'aime aux Celti'Cîmes : ce moment où l'on se pose en montagne, avec une vue imprenable, une météo clémente, des gens adorables, de la musique partout, et tout ça en étant bien installés dans notre petit chalet en pierres et en bois. Et même si l'on doit se lever tôt pour aller en cours, pour moi c'est carrément un air de vacances, un moment où l'on peut se ressourcer. Julien se lève peu après que je sois rentrée. Lui, ne suivra que les cours de la 2è partie de semaine. Comme souvent le 1er jour au festival, on préfère rester au gîte, ne pas trop sortir, ne pas trop voir de monde, histoire de souffler après des semaines intenses sociales et musicales. Un temps pour nous en somme. On teste à deux le dernier jeu que Julien a acheté à la Caverne du Gobelin : "The Mind" qui est fort intéressant même si l'on ne doit pas du tout parler ! C'est un jeu qui nous oblige à nous "écouter" et à nous connaître sans prononcer quoi que ce soit. Ce soir, on est a validé le niveau 9 sur 12 !


On en profite pour nous organiser en termes de blog : Julien se charge des photos cette année (tri, sélection, traitement) qu'il me partagera afin que j'en créé des patchworks pour Polarsteps et Instagram ; comme toujours je m'occupe du blog écrit ; petite nouveauté cette année, le vlog sous forme de stories sur Instagram et Facebook qui seront archivées (des vidéos prises sur le moment de nos impressions et d'instants suspendus). Au terme de la tournée nous aimerions avoir notre Blog en format livre (ce que propose ce site) ainsi qu'un reportage vidéo/photos que nous publierons sur Youtube et que nous revisionnerons sur Twitch une fois la tournée achevée. Ce serait merveilleux, non ? Une belle rétrospective ! En attendant, on vous souhaite un bel été à vous qui nous lisez. On espère que nos aventures vous divertiront. Cet été s'annonce dense ^_^ !



Mardi 28 juillet :

Dernier jour de stage avec Louisa et deux nouveaux reels dans la besace. Le stage cette année était encore plus agréable que d’habitude : nous n’étions que six élèves, nous profitions du beau temps à l’extérieur, et en prime, comme nous étions chez l’habitant, notre hôte nous offrait le café, petits gâteaux et chocolat ♥ Par ailleurs, à force de travailler avec Louisa qui utilise le doigté préconisé par Noel Hill, les automatismes sont là, l’apprentissage plus rapide. Julien est venu immortaliser ce moment.

Nous avons jeté un rapide coup d’œil et surtout d’oreille là où il y avait potentiellement de la musique. Nous avons ainsi revu notre ami Hugo, chanteur et multi-instrumentiste, qui, fièrement, nous a offert son 1er album ! Nous avons hâte de la découvrir 😊 On s’est retrouvés à la petite guitoune qui propose des paninis que nous avons dégustés à la maison.


Tandis que Julien passait son après-midi à remercier toutes les personnes qui lui ont souhaité son anniversaire, je revoyais les quatre tunes appris durant ces deux jours, et m’amusait à rouvrir le classeur de sets en enchaînant jigs, reels, polkas, slides, assise à la table de notre petit balcon qui donne une vue imprenable sur les montagnes. Contrairement à hier, le ciel était chargé de nuages qui aidaient à baisser la température. Par contre, dès lors où un rayon de soleil parvenait à faire une percée, je cuisais sur place.


Et tandis que nous ressortions pour faire deux trois courses, nous croisons enfin l’organisateur Vincent. Pas le temps de causer bien longtemps, un orage nous a surpris alors que les locaux pensaient qu’il n’attaquerait que la montagne d’en face. Le vent emportait tout dans sa danse, la pluie formait déjà une piscine sur la route. Même le chien du village, apeuré, s’était réfugié comme nous et d’autres quidams sous la grosse tonnelle au centre de la place de l’Opinel. Mais les orages ne durent jamais très longtemps ici. On en a profité pour aller à la boulangerie qui propose de très bons pains et croissants, puis à la boutique de souvenirs avant de rentrer au gîte. L’air s’est grandement rafraîchi. Il n’est pas improbable que les musiciens ne sessionnent pas dehors ce soir…

Vendredi 31 juillet :


Comme chaque année, les quelques jours aux Celti’Cîmes passent très vite. C’est très souvent une période « tampon » pour nous, l’œil du cyclone, là où le temps est suspendu : le travail était intense avant, et les voyages reprennent de plus belle après. Tandis que nombreux musiciens se retrouvent jusqu’à pas d’heure pour sessionner, nous préférerons écouter un peu puis rentrer au gîte pour nous reposer. De toute façon, Julien n'est pas trop d'humeur, une de ses couronnes s'est fendue et craint pour la tournée. On va essayer de se trouver un dentiste en urgence sur le trajet avant de revenir à Metz.


Pour la première fois de toutes ces années à suivre les stages de ce Festival (depuis 2013 quand-même !) nous avions cours l’après-midi de 14h30 à 17h30 (habituellement, nous enchaînions les 6 jours de 10h à 13h). Et la petite nouveauté exceptionnelle, le Festival proposait des cours d’Harmonie axés sur la musique irlandaise. Mais l’intervenant, Ronan Pellen, ayant goûté à tant de styles musicaux, nous a parlé d’autres cadences. Trois jours pour parler de ce puits de connaissances sans fin, bien sûr, c’était trop peu. Nous qui avions peur que les cours soient basiques, nous avons été servis par tant de savoirs ! Cela donne envie de creuser bien plus.

A cause du COVID, les professeurs et musiciens pros irlandais n’ont pas pu venir au Festival. Les organisateurs ont donc fait appel aux locaux. Le stage enfants a ouvert le concert final le vendredi soir, place de l’Opinel. Puis Ronan Pellen et Sylvain Barou ont envoyé du bois avant de laisser place à Calum Stewart trio. Pour des mesures de sécurité, tout le monde devait rester assis dans l’enceinte clôturée et s’y déplacer avec un masque. Comment faire pour ne pas sauter, danser, tandis que les musiciens enchaînaient leurs reels et autres musiques entraînantes ? Ça a été difficile !

C’était une semaine étrange. Nous étions limités dans le nombre de lieux de retrouvailles : pas de Rua, pas de Grand Chible la nuit, des sessions essentiellement en extérieur, moins de gens globalement, nos connaissances habituelles pas toutes là. Et puis habituellement, il y a plusieurs concerts dans la semaine qui la rythment. Néanmoins, nous étions tous contents que le festival soit maintenu. Théoriquement, la programmation initialement prévue cette année est reportée l’été prochain pour la 12è édition… On verra comment ça se danse d’ici-là…


Samedi 1er août :


Les sessions d'après concert ont mis du temps à se mettre en route, et celle qui a débuté tardivement en plein centre de la grande place, était frustrante pour les musiciens (pas de réverbération du son, difficile de s'entendre). On est rentrés au gîte pour rassembler un maximum nos affaires (notre maison !) avant de nous coucher.


A 10h le réveil sonne et nous nous activons pour charger la voiture et en parallèle nettoyer le gîte. A 13h, nous sommes parés pour reprendre la route et dire au revoir à Albiez.

 

On espère que la 12è édition aura bien lieu avec tous les artistes prévus à la base cette année. Pour Julien et moi, ce festival est devenu un petit rituel annuel. On ne saurait s’en passer ! Et c’est tellement plus plaisant avec les copains de Blossom. Est-ce que l’équipe pourra nous suivre l’année prochaine ? Ce serait merveilleux ^_^

© 2018 par RebekkArts.  Association Blossom, SIRET 837 948 520 00015 - 20 avenue de Plantières, 57070 Metz